Pour la démocratie, le combat du peuple dominicain

Gracieuseté : Raphaêl Fiévez


La République Dominicaine nous fait rêver avec son soleil, ses plages paradisiaques, ses rythmes de danses entraînant et son accueil chaleureux. Pourtant, le pays est actuellement traversé par une crise politique et sociale d’une ampleur considérable. 

  Auteur et libre penseur
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  Publié le 23 février 2020 à 20h55

Jeunes comme moins jeunes, universitaires comme non- universitaires, nantis et moins nantis, artistes ou inconnus; le peuple est dans la rue depuis plusieurs jours en raison d’une énième tentative de corruption du parti au pouvoir, sous la présidence de Danilo Médina depuis 2012.

Tout a commencé en date du 16 février 2020, jour d’élections municipales dans le pays. Pour la première fois, il était question de voter électroniquement dans certaines villes. Si tout avait eu lieu correctement, cela aurait été une grande journée pour le pays. Cependant, ce fut autrement.

Lors des votes, les gens se sont rendus compte qu’il était impossible de voter pour des opposants au régime actuel du Présidence Médina. Tout laisse alors supposer une fraude de grande envergure dans le processus démocratique. Le
gouvernement et la Commission électorales ont décidés d’annuler et reporter les élections pour fixer la nouvelle date au 15 mars 2020, occasionnant des coûts faramineux, sur le dos du peuple.

Le peuple doute de la volonté du gouvernement pour éclaircir la situation et la résoudre. Dès le lendemain du jour d’élection, les appels à la manifestation ont commencés. Depuis maintenant une semaine, le peuple dominicain démontre son mécontentement face aux agissements du politique, face à la tentative flagrante de fraude et de corruption.

La démocratie, voilà ce qu’ils désirent défendre. Il est hors de question d’accepter des excuses bidons, des explications abracadabrantes de la part du parti au pouvoir, des institutions corrompues du pays. La démocratie et le peuple dominicain n’ont pas l’intention de se taire et de se laisser faire.

En support de ce qui se passe en République Dominicaine, divers ressortissants ont décidés de manifester leurs soutiens avec le peuple dominicain, avec pour seul objectif : défendre la démocratie. Ce fut le cas de l’Espagne, de La France (Paris), des États-Unis (New York), de L’Angleterre (Londres) mais aussi de
Montréal ou de Toronto.

Ce dimanche, 23 février 2020, j’ai eu la chance d’aller à la manifestation prévue à Montréal, au square Phillips, dans le centre-ville de Montréal. Des centaines de personnes scandaient haut et fort des chants. Des enfants, des personnes plus âgées brandissaient leurs drapeaux, les casquettes, les écharpes avec fierté pour défendre la démocratie.

Les casseroles (pouvant nous faire penser aux mouvements des casseroles en 2012 ici à Montréal lors de la crise étudiante notamment) se faisaient entendre. Nous pouvions y lire notamment : « Estoy aqui por mi republica dominicana » (Je suis ici pour ma République Dominicaine ), ou encore, « Secuestrate mi patria y mi democracia La vamos a liberar » (Vous avez kidnappé ma patrie et ma démocratie, nous allons la libérer). Tout cela sans aucune violence.

Le fait dominicain devrait nous faire penser, nous émouvoir car nous ne sommes pas à l’abri également des manœuvres frauduleuses. Il suffit de voir les différentes arnaques et les fuites de données personnelles auprès d’instances étatiques au Québec et au Canada. La démocratie est menacée, elle reste fragile et un éternel combat s’annonce face aux abus.

La démocratie doit triompher; le peuple est décidé à sauver la démocratie de ces rapaces de tout acabit. Aujourd’hui, nous pouvons juste crier une chose : Vive la démocratie.

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Conducteur d'autobus professionnel depuis 29 ans, il se passionne pour la généalogie familiale (Les familles Dagenais en Amérique) ainsi que deux (2) autres groupes Facebook qui font sa fierté : DERNIÈRE HEURE et Conducteurs-trices d'autobus du Québec.