Pandémie de la COVID : le fondateur de DUI Raccompagnement peine à maintenir son entreprise à flot

Service DUI – Raccompagnement par taxi

Un jeune propriétaire d’une entreprise de transport de taxi de l’Outaouais peine à garder la tête hors de l’eau, suite à la pandémie de la Covid-19. Il demande à l’équipe de DERNIÈRE HEURE de l’aider en racontant son histoire à nos lecteurs.


– Avec la collaboration de Martin Bélanger


Martin Bélanger est un jeune entrepreneur de Gatineau, en Outaouais. Il a fondé sa compagnie de transport de taxi en 2017, suite au décès accidentel de sa conjointe dans un accident de voiture, sur la route de comté 17, à l’ouest de Hawkesbury, en mars 2017.

Les faits

La victime, Marilie Picard conduisait une fourgonnette familiale lorsque les deux véhicules sont entrés en collision. Selon la Police provinciale de l’Ontario (PPO), son véhicule a heurté un camion cube qui circulait en sens inverse, soit en direction est. L’homme qui s’y trouvait avait été transporté à l’hôpital pour des blessures mineures, ce qui ne fut pas le cas de la jeune femme de 22 ans, dont le décès avait été constaté sur place, signe que la force de l’impact avait été violent.

Marilie Picard, la victime d’un chauffard à Hawkesbury en 2017

M. Bélanger se rappelle difficilement cette histoire, pendant notre entrevue téléphonique. « Des flashback remonte facilement à la surface et reviennent me hanter », se rappelle-t-il. « C’est tough de revoir ça » en parlant de la photo de Marilie, qu’il m’a envoyé pour le présent texte. « C’est pour la bonne cause, ça va aider les gens. » dit-il en terminant.

Son entreprise, la compagnie Designated Driver Raccompagnement (Conducteur désigné) fonctionnait bien avant l’arrivée de la pandémie, en 2019. Depuis ce temps, depuis le confinement mais aussi depuis le couvre-feu plus récemment, sa clientèle a chuté de 90 %. Pour résumer, les chauffeurs bénévoles raccompagnent gratuitement les clients.es trop ivres pour conduire, un peu comme dans le temps des Fêtes avec Nez rouge.

Pour le moment, Martin reçoit des allocations d’invalidité pour un accident de travail survenue en 2012. Et selon lui, il devra rester invalide jusqu’à la fin de ses jours.

« Je travaillais au Future Shop puis un meuble de télé et un foyer m’est tombé dessus. Les deux ensembles devaient bien peser environ 340 lbs, et à un  mètre de hauteur. J’ai eu cinq ans de traitement pour me dire que ça n’allait pas s’améliorer. »

Martin Bélanger (à droite) en compagnie d’un bénévole.

Comme je suis sensible aux histoires tristes et trop souvent injustes, j’ai promis à M. Bélanger de publier son message sur notre site web et de le partager ensuite sur le groupe et la Page Facebook, en espérant qu’il sera lu par le plus grand nombre d’abonnés possible. Il faut espérer que le message passe aussi auprès des conducteurs en état d’ébriété (récidivistes ou non) par l’alcool et les drogues.

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Conducteur d'autobus professionnel depuis 29 ans, il se passionne pour la généalogie familiale (Les familles Dagenais en Amérique) ainsi que deux (2) autres groupes Facebook qui font sa fierté : DERNIÈRE HEURE et Conducteurs-trices d'autobus du Québec.