Néron Trump ou la folie d’un seul homme

Comment un pays ayant tant aimé la démocratie peut-il tolérer les frasques d’un homme cupide, menteur, égocentrique, misogyne, mesquin, fourbe et d’une incroyable méconnaissance du monde ?

Ce démagogue mégalomane entraîne avec lui un troupeau de 70 millions composé d’Américains frustrés, de religieux rigoristes, de racistes et suprémacistes blancs, de passionnés d’armes à feu, de conspirationnistes adhérant aux plus folles théories et d’antisocialistes incultes.

Prêt à mettre un pays à feu et à sang

Ce qui est le plus inquiétant est le fait qu’un seul homme puisse faire dérailler tout un processus démocratique, ne serais-ce qu’un certain temps. Quand le leader d’un pays demande, non, exige la désobéissance civile, du fait que sa mégalomanie l’empêche de reconnaître une défaite cinglante, un pays peut tout simplement s’enliser dans une guerre civile. Et l’Amérique peut ne pas y échapper. Les risques sont réels, les Trumpistes sont gonflés à bloc. Quand une femme dans la cinquantaine dit ” Jésus est mon Dieu et Trump mon président “. Tout cela, arme à la main.  D’autres jurant que jamais Biden ne sera proclamé président. Si ça ne donne pas froid dans le dos !

Pendant ce temps, le président Trump flatte ses supporters, les harangues, les pousse au délire et les incite à manifester avec leurs armes. Pouvons-nous être plus manipulateurs que ça ?

La guerre de sécession

De 1860 à 1865, une guerre dite de sécession aura déchiré ce pays. Tout comme aujourd’hui, elle part du refus d’accepter un homme comme président élu. Cet homme était un anti esclavagiste : ” Abraham Lincoln “.   Sept États se sépareront du pays : le Texas, la Caroline du Sud, le Mississippi, l’Alabama, la Géorgie et la Louisiane. Au départ, personne ne croyait qu’un conflit puisse éclater. Il y avait bien des insultes, des mots durs, des déchirements. Puis, survint ce qui ne pouvait arriver. Une guerre déchirant familles, villes, États et qui se terminera par un effroyable bain de sang de 620,000 soldats.

Il n’y a rien de pire qu’un autocrate convaincu d’être plus fort que les lois et les  principes de l’état. Tous ceux qui ont cru pouvoir le devenir ont terminé leurs parcours par des bains de sang. Cherchez des noms !

Un homme sans scrupule

Ce président déchu, qui prêche la violence pour ne pas avoir réussi à garder le pouvoir, aura du sang sur les mains. Il en a déjà en ne condamnant pas les actions des Proud Boys ou minimisant la tentative de kidnapping de la gouverneure Codycross. En se présentant comme le défenseur de la moralité, de la religion et du pays, il se moque des pauvres d’esprit qui le suivent aveuglément. Lui, qui se targue d’avoir empoigné des vulves quand il le voulait, lui qui a payé des fortunes pour faire taire les prostituées avec qui il a couché, lui, qui se moque de la religion, des pédophiles, en fait celui qui se moque de tout ce qui n’est pas lui.

Le saboteur

Claude Aubin

Cet individu dangereux peut mener un pays à la catastrophe. Il n’a qu’à exécuter son plan, celui de tout saboter par des décrets, les acquis obtenus difficilement. Paralyser les finances, cesser les payements à l’ONU, cesser la coopération avec l’OTAN, l’OMS et tout un tas de petits obstacles, que le nouveau président aura à réparer avant de repartir la machine. Cet homme me fait penser à un employé qui se fait virer et qui sabote le travail avant de partir. Pire, cet employé tente de renverser son congédiement. N’est-il pas un être exceptionnel ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour nos voisins du Sud et par conséquent pour nous aussi. Une guerre civile pourrait nous atteindre bien plus que nous pourrions le croire. Pensons à l’exode massif de gens des deux côtés, venant régler des comptes.

Je ne suis pas pessimiste, juste réaliste. Comme le dit si bien une des lois de Murphy : Tout ce qui est susceptible d’aller mal ira mal.

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Auteur : Lansquenet
Après trente années dans la police, Claude Aubin est devenu auteur. Il a quatre livres à son actif : La Main gauche du Diable (Intouchables), La Nuit des désillusions et Rônin (Libre Édition Claude Aubin), Le lansquenet solitaire (Texte et Contexte). Il a également participé au dernier bouquin de Jules Falardeau (La crise d’Octobre, 50 ans après, Éditions du Journal Claude Aubin a joué aussi des petits rôles dans certains films, rédigé des chroniques dans le quotidien de l'époque Photo Police, le quotidien DixQuatre et maintenant il publie ses chroniques et éditoriaux pour le groupe Facebook DERNIÈRE HEURE. Il a aussi coproduit quelques clips pour TVBL, la télévision des basses Laurentides. De plus, il a travaillé pour la chaîne Ztélé (infiltration).