Les tempêtes

Homo sapiens et l’adversité

De tous les temps, l’humanité a fait face à d’énormes bouleversements : les invasions, les guerres, la peste, des guerres encore plus cruelles, le choléra, la vérole, la famine, le scorbut, la grippe espagnole, la poliomyélite, la tuberculose et j’en passe.

Dans toutes les civilisations, il y aura eu des gens pour ne pas écouter les consignes. Dans toutes les civilisations, il y aura des gens donnant des consignes, certaines bonnes, d’autres moins, mais personne n’est parfait.

Il y avait une seule chose qui primait alors : le bien commun. La primauté du groupe sur l’individu. Il était normal que dans un groupe donné, il y ait un leader qui pouvait rassembler les gens en groupes. Si ce leader dépassait les bornes, des membres du groupe, pour le bien de la communauté faisaient en sorte que ce dictateur cesse de dicter. L’idée n’est pas nouvelle. Elle date d’Aristote et de Platon. Ils ont appelé ça la société et la démocratie.

Les grands changements

Ici, la société a cessé de primer sur l’individu avec la charte des droits de la personne. C’est comme avoir un corps sans anticorps. Tant que tout se passe bien, tout va! Mais en temps de crise, rien ne peut aller. Tout le monde conteste au nom des droits de la personne, même si le gros bon sens vous dit le contraire. ” J’ai des droits ” et “liberté” Mais ou donc s’arrête cette liberté ?

Peut-être quand des gens cassent des vitrines, peut-être quand ils attaquent des journalistes à coup de claques. Peut-être aussi quand ouvertement, on insulte des dirigeants possiblement autant dépassés que nous tous. Car en temps de crise personne n’a de solution miracle.

Cette civilisation que nous connaissons, part lentement en eau de vaisselle. À force de critiquer pour critiquer, sans même se donner la peine de tenter de changer des choses, nous laissons des imbéciles crier, vociférer, casser, insulter, menacer et se prendre pour des chefs non élus. Alors, ces leaders aussi démocratiques que Hitler viennent nous dire ce qui devrait être fait. Et malheureusement, comme dans toute société, des gens croient ces vendeurs de vent.

Une génération egocentrique

Vous savez, lorsque le Titanic a coulé, plusieurs hommes poussaient des femmes et des enfants pour embarquer dans les canots de sauvetage. D’autres avaient la dignité d’aider ces femmes et ses enfants à grimper dans d’autres canots, sachant qu’ils allaient se sacrifier. Notre société ressemble un peu à cela maintenant. Si vous êtes faible ou âgé, disons dans un autobus, regardez le nombre de gens qui vont vous offrir leur siège. Pourtant, ce geste fait partie de la simple politesse et montre le respect que nous avons de l’autre.

Notre société “ j’ai des droits” et ” je m’en caliss ” fera face bientôt à d’autres semblables. Alors, il faudra établir des règles. Et des règles, notre nouvelle société n’aime pas ça.

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Auteur : Lansquenet
Après trente années dans la police, Claude Aubin est devenu auteur. Il a quatre livres à son actif : La Main gauche du Diable (Intouchables), La Nuit des désillusions et Rônin (Libre Édition Claude Aubin), Le lansquenet solitaire (Texte et Contexte). Il a également participé au dernier bouquin de Jules Falardeau (La crise d’Octobre, 50 ans après, Éditions du Journal Claude Aubin a joué aussi des petits rôles dans certains films, rédigé des chroniques dans le quotidien de l'époque Photo Police, le quotidien DixQuatre et maintenant il publie ses chroniques pour le groupe Facebook DERNIÈRE HEURE. Il a aussi coproduit quelques clips pour TVBL, la télévision des basses Laurentides. De plus, il a travaillé pour la chaîne Ztélé (infiltration).