Les idiots diplômés et le 15 minutes de gloire

Les nouveaux codes sociétaux gérés par des frustrés.

Avez-vous remarqué que depuis un certain temps, des groupuscules décident de prendre le plancher pour leur petit quinze minutes de gloire. Dans certaines universités taper sur des profs, les écœurer pour qu’ils partent est devenu un sport. C’est à qui ferait le plus de points. Pas besoin d’apprendre, nous avons la science infuse. Partout dans le monde, des groupuscules se permettent de contester, de nier, de biffer des pans d’histoire qui ne plaisent pas, ou des mots qui ne choquent qu’eux-mêmes.

Petit exercice de néo langage

Une lesbienne féministe ho… quel gros mot ! Je viens par mégarde d’offusquer un groupe non-genré. Bon, disons Alice Coffin, une “non genrée,” bon encore une fois je suis dans l’erreur, je suis bête… Oups, excusez-moi, car dans un article d’un journal français*, selon P.É.T.A., groupe qui s’occupe activement à défendre les droits des animaux, je viens de faire de la peine à nos amis à quatre pattes, en écrivant que je suis bête. Je recommence, selon un-e non-genré-e, nous devrions exterminer une partie des hommes de la planète*. Bon, enfin, je crois que je n’ai insulté personne, puisque les mâles sont un fléau, surtout s’ils sont genrés et blancs. PETA et Alice Coffin passent aux nouvelles.

Ne plus dire tête de cochon

Tout ce que j’espère, c’est que dans les deux cas, le reste de la terre, puisse avoir reçu le mémo. Imaginez un cultivateur parlant de sa grosse vache, à l’avenir devrons-nous le classer comme grossophobe ? La pauvre voudra sans doute maigrir pour faire plaisir à son fermier. Imaginez maintenant dire quelle tête de cochon. Vous imaginez-vous, la peine que vous faites à l’animal? Des plans qu’il se suicide en décidant d’aller à l’abattoir. Oui, selon PETA, tous les mots se rapportant aux animaux briment les droits de ceux-ci. En fait, si nous y pensons bien, les droits de ceux-ci, sont de mourir éventrés et bouffés. Alors pour la peine, ils ne doivent probablement pas trop s’en faire avec les mots.

Extermination massive des hommes ?

Dans l’autre cas, je ne suis pas sûr de vouloir coopérer. Je viens de découvrir que je suis un homme à abattre. Oui, une lesbienne assumée, vient dans un livre, exhorter ses non-genrées à décimer une partie de ces maudits hommes, qui depuis des siècles avilissent les femmes. Sans vouloir en rajouter, le SPVM a déjà tenté l’expérience d’un groupe entièrement féminin. Le moins qu’on puisse en dire, ce ne fut pas un succès. Il semblerait que les mâles n’ont pas le monopole de l’avilissement.

Et maintenant nos universitaires forcent les profs à censurer leurs cours.

Les pauvres professeurs d’université, ceux qui doivent enseigner aux plus jeunes, les bases fondamentales, car c’est là que nous formons l’élite. Maintenant, ces profs, deviennent suspects et indésirables, s’ils contreviennent à la néo vision du monde universitaire, construite par une bande de Mao de la rectitude. Alors, si d’aventure je dois décrire une personne racisé, selon le code recommandé du non-genré, il me faudra naviguer entre le besoin d’informer celui-celle qui me pose la question et ne pas blesser lea personne de qui je parle. Donc trouver le mot qui s’impose : ce-tte est racisé, Haïtien-ne… est beauelle. Bonne chance pour lea trouver.

Et que dire du non-choix du sexe de l’enfant ?

Et quelle belle idée de dire: mon enfant choisira ce qu’il sera au moment voulu. Depuis quelques millions d’années, deux sexes ont émergé et ceci dans un univers connu. Qui, ne comprend pas le principe? Je n’enlève rien aux gens qui aiment les gens du même sexe, ni à ceux qui en changent. Mais pourquoi changerions nous l’idée générale de deux sexes. Peut-on être un homme ou une femme homosexuel. Peut-on changer de sexe et en assumer le choix. Alors pourquoi imposer à l’enfant la tâche de choisir ce qu’il sera plus tard ? En attendant, il devra voguer dans un flou perturbateur, mais papa et maman passeront à la télé pour en parler.

On ne va pas se le cacher, la minorité ne sera jamais la majorité, alors pour ce 15 minutes de gloire, nous aurons l’idée que le reste du monde devra penser comme nous.

* La nouvelle République 5 février 2121  – PETA
** Le Figaro 7 octobre 2020 – Alice Coffin

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Auteur : Lansquenet
Après trente années dans la police, Claude Aubin est devenu auteur. Il a quatre livres à son actif : La Main gauche du Diable (Intouchables), La Nuit des désillusions et Rônin (Libre Édition Claude Aubin), Le lansquenet solitaire (Texte et Contexte). Il a également participé au dernier bouquin de Jules Falardeau (La crise d’Octobre, 50 ans après, Éditions du Journal Claude Aubin a joué aussi des petits rôles dans certains films, rédigé des chroniques dans le quotidien de l'époque Photo Police, le quotidien DixQuatre et maintenant il publie ses chroniques et éditoriaux pour le groupe Facebook DERNIÈRE HEURE. Il a aussi coproduit quelques clips pour TVBL, la télévision des basses Laurentides. De plus, il a travaillé pour la chaîne Ztélé (infiltration).

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