Le néo racisme

Le malaise Indien

Dimanche dernier comme beaucoup de Québécois, j’ai regardé Tout le monde en parle. Je ne suis pas certain que le ministre des affaires heeu… : je ne sais plus comment les nommer, car les affaires indiennes ne correspond pas à la vision des autochtones ou amérindiens, qui ne veulent pas plus ces deux autres qualificatifs. Je veux juste souligner que dans l’est du Pays, les  Micmacs font de la pêche ancestrale pour se nourrir, ils ont des droits. Les méchants blancs tentent de protéger le cheptel, pour pouvoir continuer à travailler l’an prochain.

Ici, dans le parc des Laurentides, les bons Algonquins, font des barrages pour protéger les orignaux qui restent. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’y trouve là, un certain non sens. Tu peux vider la mer parce que tu as des droits et interdire la chasse, parce que tu as des droits. Mon grand-père était de la nation Ute, tribus américaines situées principalement en Utah, ça ne m’empêche pas de trouver ridicule certaines situations.

Regardons bien la situation

Certaines réserves ont des casinos, des bingos, des points de vente de cigarettes et même de pot. Ceci hors taxes. Un droit acquis parait-il. Je n’ai rien contre, mais il y a tout de même, deux poids, deux mesures. Et, il est difficile d’en parler, car c’est un certain racisme, envers les nations antérieures à notre arrivée en 1534.

Le racisme systémique

Mais parlons de ce racisme invoqué. Je sais une chose, c’est que l’invité Ali Nestor, n’a pas mâché ses mots. Il voulait son “racisme systémique “. Tout maintenant devient du racisme. La pauvre professeure de l’université d’Ottawa, vient de l’apprendre à ses dépens. Il semblerait que tout est racisme, sauf si nous parlons des blancs. Il nous faut bien porter l’odieux de notre couleur de peau, la faute nous incombe. Aurions-nous le malheur d’être nés de la mauvaise couleur et dans le mauvais siècle. Je ne croyais jamais expérimenter le puritanisme linguistique. Les nouveaux Robespierre ont maintenant la peau mate. Nos maoïstes brandissent le petit livre des nouveaux mots.

Pourquoi ce racisme ne s’applique pas à nous

Mais j’ai de petites nouvelles pour vous. Si vous travaillez dans un quartier ou la population ethnique est majoritaire, il est possible que les policiers arrêtent plus de gens de ce groupe. Ayant travaillé à Notre Dame de Grâce pendant des années, nous avions un certain quadrilatère ou 90% des résidents étaient noirs. J’y ai arrêté des centaines de personnes et toutes pour des vols, agressions, meurtres, etc. Je faisais le même travail avec les blancs du secteur. Mon travail et celui de plusieurs de mes confrères, était d’arrêter les délinquants, qu’ils soient noirs, blancs, mauves, verts, avec des antennes. La seule différence étant que les premiers mots étaient invariablement : Tu m’arrêtes parce que je suis noir. Je me souviens d’une dame en colère contre moi, car j’avais arrêté sa fille de 15 ans et bien sûr, la phrase magique est apparue. Je lui montrai alors, le revolver que la petite transportait dans sa culotte.

Un racisme  universel

Le racisme existe, j’en suis conscient. Mais ce racisme n’est pas que d’un seul côté. Combien de fois, je me suis fait traiter de F. French Frog, par des Anglais, puis par des Anglais de couleur. Dans mon travail, des non-racistes m’ont traités de F. Pig, F. cop, blood cloth, white ass, shit head. Ou tout simplement me faire dire par une victime “Je ne t’aime pas, tu es un policier blanc “. Combien de fois, j’ai entendu des Jamaïcains rire des Haïtiens, des Barbadiens haïr le Jamaïcains, des Trinidadiens faire la même chose. Oui, mais comme on me l’a si bien expliqué, ce n’est pas raciste, c’est entre noirs, toi tu n’as pas le droit de dire ça. Donc se détester entre nous et se traiter de f. N, ça va…

Dire le mot N

Maintenant, nous venons de franchir une étape : ne plus dire le mot qui commence par la lettre N. Oui, défendu de dire le mot nègre. Pourtant, prenez le dictionnaire et vous verrez qu’il est écrit. Ce mot, qui vient de négro en espagnol, veut dire noir. Il ne devient offensant que si on lui ajoute un adjectif. Tout comme blanc si on ajoute maudit ou pire.

Je vous conseille de lire Tartuffe de Molière. Il parle de faux culs, jouant aux bien-pensant.

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Auteur : Lansquenet
Après trente années dans la police, Claude Aubin est devenu auteur. Il a quatre livres à son actif : La Main gauche du Diable (Intouchables), La Nuit des désillusions et Rônin (Libre Édition Claude Aubin), Le lansquenet solitaire (Texte et Contexte). Il a également participé au dernier bouquin de Jules Falardeau (La crise d’Octobre, 50 ans après, Éditions du Journal Claude Aubin a joué aussi des petits rôles dans certains films, rédigé des chroniques dans le quotidien de l'époque Photo Police, le quotidien DixQuatre et maintenant il publie ses chroniques pour le groupe Facebook DERNIÈRE HEURE. Il a aussi coproduit quelques clips pour TVBL, la télévision des basses Laurentides. De plus, il a travaillé pour la chaîne Ztélé (infiltration).

1 commentaire sur “Le néo racisme

  1. Non, mais oû est-ce qu’on s’en va?? On ne peut plus appeler un chat “un chat”‘. Crime, pourquoi on peut pas appeler les choses par leur vrai nom sans vexer quelqu’un? Pourquoi les gens ne peuvent plus s’accepter comme ils sont? Durant combien d’années est-ce que les Autochtones ont été appelés des “Indiens”?

    Je suis sûre que les gens ne savaient pas ce qu’était un Autochtone! Même chose pour une personne noire. C’est quoi la mauvaise chose d’être un Noir? Je les adore et je ne me rappelle plus le nom qu’on leur donne maintenant. Pourtant, ce sont les mêmes gentilles personnes que je connaissais et la même chose pour les Ind…. oups! Bon. Les Autochtone. On ne dit plus des nains. Et pourtant, ils souffrent de nanisme. Il faut dire, des petites personnes ou personnes de petites tailles, je crois.

    Je ne suis aucunement raciste, j’aime tout le monde, qu’on leur donne le nom qu’on veut, ça reste les mêmes personnes. Et c’est aussi ce qu’on nous apprenait à l’école dans notre temps, si je peux dire. Parce qu’il ne faut pas que les gens disent que je suis vieille. Parce que maintenant, il faut dire des “Personnes âgées”. Pas vrai???

    Je me demande, dans 40 ans, comment on va qualifier toutes ces personnes. Car des Autochtones, des gens de petites tailles, des personnes âgées, des personnes en surpoids et même des ministres!!! Comment on va appeler ces gens? Le monde est tellement fou! Euh… pas fou, mais dû pour des institutions psychiatriques!! 😀 Tout ça, sans préjudice, bien sûr!!

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