Le 2 février : la journée de l’ours

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Selon les traditions des Européens qui se sont installés en Amérique du Nord, si un animal en hibernation émergeait le jour de la Chandeleur (2 février) et voyait son ombre, il retournait dans sa tanière et l’hiver allait durer quatre ou six semaines de plus. Au 19e siècle, l’animal de prédilection au Canada était l’ours. Animal hibernant bien connu, l’ours était commun dans tout le pays et sa taille le rendait facile à observer et digne d’observation.

Aux États-Unis, toutefois, c’est la marmotte qui a retenu l’attention. La « journée de la marmotte » a v

u le jour au milieu du 19e siècle et d’ici la fin de ce siècle, cette journée était « célébrée », si l’on peut dire ainsi, comme une journée de présage importante dans ce pays.

Au début du 20e siècle, les Canadiens ne savaient pas trop pourquoi certains associaient cette journée aux ours et d’autres aux marmottes. Étant donné qu’ils ne se souvenaient pas exactement d’où provenait cette tradition, ils n’ont pas défendu l’utilisation potentielle de l’ours canadien sur la marmotte américaine pour des raisons patriotiques. Grâce à un désir de conformité culturel généralisé, en l’espace de quelques décennies seulement, la journée de la marmotte avait détrôné la version canadienne.


Un toast à l’ours. Source : Magrath, 1833

Alors ce 2 février, soyez fiers d’être Canadiens, mais s’il vous plaît, NE mettez PAS un ours dans une cage pour l’exhiber sur une scène, le sortir de sa cage, l’élever au-dessus de votre tête et lui demander de vous chuchoter ses prévisions météorologiques hivernales à l’oreille !

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Conducteur d'autobus professionnel depuis 29 ans, il se passionne pour la généalogie familiale (Les familles Dagenais en Amérique) ainsi que deux (2) autres groupes Facebook qui font sa fierté : DERNIÈRE HEURE et Conducteurs-trices d'autobus du Québec.