La météo et les gratte-ciel

Haute de 553,3 m, la Tour CN à Toronto a déjà été la plus haute structure autoportante du monde. Or, elle ne figurera même plus parmi les dix premières de cette catégorie une fois terminée la construction de nouveaux mégas gratte-ciel en Asie et au Moyen-Orient.

D’une hauteur de 829,8 m, Burj Khalifa est actuellement la plus haute tour du monde. Elle est située au centre-ville de Dubaï, aux Émirats arabes unis. Cependant, une fois construite, la tour de Djeddah, en Arabie saoudite, deviendra le premier bâtiment à atteindre une hauteur de 1 km.

Les vents et les gratte-ciel

Même par temps « calme », les vents peuvent atteindre de 100 à 150 km/h au sommet des structures très hautes. Les ingénieurs doivent donc concevoir les gratte-ciel de manière à leur permettre de se balancer, ce qui atténue la pression exercée par les vents forts. À la jonction des poutres en acier, des joints qui se dilatent et se contractent à mesure que les conditions météo ou les vents changent permettent de légers mouvements au sommet des bâtiments très hauts.

Certains bâtiments, comme le Comcast Center à Philadelphie, sont munis d’amortisseurs remplis de liquide dont le rôle est d’atténuer les mouvements de la structure : environ un million de litres servent de contrepoids. Les concepteurs du Centre mondial des finances de Shanghai, en Chine, ont quant à eux intégré près du sommet du gratte-ciel une ouverture servant à réduire la pression exercée par le vent en permettant la libre circulation de celui-ci.

La tour CN émerge au-dessus des immeubles du centre de Toronto, en Ontario

La foudre et les gratte-ciel

La foudre frappe la Tour CN en moyenne 75 fois par année, le plus souvent l’été, lorsque des orages spontanés traversent la ville. En 2011, une station météorologique spéciale a été installée sur la tour afin de détecter les éclairs dans un rayon de 36 km.

La Tour CN a été construite de manière à maîtriser les éclairs. Un ensemble de longues bandes de cuivre partent de la pointe de l’antenne radio et cellulaire (la partie blanche au-dessus de la plateforme d’observation supérieure) et descendent jusqu’au sol par le noyau creux hexagonal de la structure. Lorsqu’un éclair frappe la tour, l’électricité est alors canalisée de manière sécuritaire et acheminée vers le sol, au sud du boulevard Bremner, au moyen d’un ensemble de 42 tiges de mise à la terre qui atteignent six mètres de profondeur.

Lorsqu’ils construisent de grands immeubles, les ingénieurs tiennent toujours compte des événements météorologiques. C’est une bonne nouvelle, particulièrement lorsque l’on pense à certaines tempêtes comme celle du 24 août 2011 pendant laquelle la Tour CN a été foudroyée 52 fois en seulement 84 minutes !

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Conducteur d'autobus professionnel depuis 29 ans, il se passionne pour la généalogie familiale (Les familles Dagenais en Amérique) ainsi que deux (2) autres groupes Facebook qui font sa fierté : DERNIÈRE HEURE et Conducteurs-trices d'autobus du Québec.