Journée internationale des femmes : dévoilement d’une carte interactive mettant en valeur la contribution des femmes à la société québécoise

Une carte interactive indiquant les lieux du Québec dont les noms rappellent le souvenir de femmes au parcours remarquable est maintenant accessible dans le site Web de la Commission de toponymie.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2021, le ministre responsable de la Langue française, M. Simon Jolin-Barrette ainsi que la ministre responsable de la Condition féminine, Mme Isabelle Charest, dévoilent la carte interactive Femmes remarquables du Québec.

Ce nouvel outil conçu par la Commission de toponymie met en valeur les noms de lieux qui rappellent le souvenir de cinquante Québécoises qui ont marqué l’histoire, du XVIIe siècle jusqu’à nos jours.

À l’heure actuelle, il existe au Québec près de 4 500 noms de lieux officiels qui rappellent une femme. Le corpus proposé dans cette carte interactive est constitué de plus de 500 noms de lieux officiels, honorant 50 femmes au total. La Commission a établi certains critères pour constituer le corpus des femmes qui apparaissent sur la carte, notamment :

  1. Des pionnières ou des figures de proue dans différents domaines d’activité.
  2. Des figures historiques ou populaires qui ont marqué l’imaginaire collectif.
  3. Une représentativité de l’ensemble de la société québécoise.
  4. Une volonté que des femmes de toutes les époques soient représentées.
  5. Des Québécoises de naissance et d’adoption.

La Commission de toponymie précise qu’il ne s’agit pas d’un palmarès ordonné des femmes les plus marquantes du Québec, mais d’une première liste visant à constituer le corpus actuel. Ainsi, la carte interactive sera bonifiée au fil du temps afin de souligner l’apport du plus grand nombre de femmes possible.

Cette carte est la première d’une série de plusieurs qui seront consacrées à différents thèmes, notamment à l’histoire politique du Québec. Elle s’ajoute aux nombreux outils de la Commission de toponymie qui contribuent à la valorisation des noms de lieux du Québec.

Cette carte interactive invite à la découverte de l’histoire politique, sociale et culturelle du Québec par le biais de sa toponymie. Elle contribue à mieux faire connaître à la fois le territoire québécois et l’apport inestimable de femmes remarquables dans des domaines variés.

Citations

« En cette veille de la Journée internationale des femmes, il importe de souligner une fois de plus la contribution inestimable et parfois méconnue des Québécoises à l’ensemble des sphères de notre société. La carte interactive Femmes remarquables du Québec met en lumière 500 noms de lieux rappelant 50 femmes d’ici ayant eu un parcours hors du commun; chacune d’elles ayant contribué à forger, à sa manière, la nation québécoise. L’exploration de cette carte est une nouvelle occasion d’apprécier l’apport des femmes au développement du Québec et à la construction de son identité, d’hier à aujourd’hui. » – Simon Jolin-Barrette, ministre responsable de la Langue française

 

« Je me réjouis de cette initiative valorisant l’apport de femmes d’exception à la société québécoise. Il est évident que l’on doit continuer le travail afin d’en arriver à ce que la contribution d’un maximum de femmes soit soulignée. Cependant, cet outil interactif est un excellent départ en la matière et nous permettra de découvrir cinquante femmes au parcours historique. La carte toponymique est un exemple concret de la valorisation d’actions portées par des femmes qui ont contribué à l’histoire du Québec. Reconnaître la participation des femmes à notre société contribue aussi à faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes. » – Isabelle Charest, ministre responsable de la Condition féminine

Faits saillants

  • La Commission de toponymie lance une carte interactive qui met en lumière la contribution de dizaines de femmes commémorées dans la toponymie du Québec.
  • D’autres cartes ayant notamment comme thèmes l’histoire politique du Québec et la toponymie autochtone seront créées ultérieurement.
  • Cette carte s’ajoute à d’autres outils, comme la Banque de noms de lieux, qui mettent en valeur le patrimoine toponymique et culturel du Québec et s’inscrit ainsi dans la mission de la Commission.
  • Créée en 1912, la Commission procède à l’inventaire et à la conservation des noms de lieux. Elle les officialise, les diffuse et donne son avis au gouvernement sur toute question touchant la toponymie.

 

Liens connexes :

→ Carte interactive Femmes remarquables du Québec : https://cartes.toponymie.gouv.qc.ca/femmes

→ Site Web de la Commission de toponymie : www.toponymie.gouv.qc.ca

SOURCE : Commission de toponymie


35 héroïnes méconnues du Québec

De Germaine Guèvremont à Jehane Benoît, en passant par Jeanne Mance, Léa Roback et Ida Steinberg, voici 35 femmes parfois peu connues, mais qui ont eu une influence considérable sur la société québécoise.

  1. Marie Rollet (1580-1649)
    À Québec, la première fermière de la colonie, veuve de l’apothicaire Louis Hébert, pratique « l’interculturalisme » de Gérard Bouchard avant l’heure : elle instruit les « Sauvagesses » et les forme… à l’européenne.
  2. Jeanne Mance (1606-1673)
    Première femme blanche à fouler le sol de Ville-Marie, Jeanne s’associe à Maisonneuve pour fonder Montréal. Elle gère les finances de la colonie et dirige l’Hôtel-Dieu. Quatre siècles après sa mort, l’histoire lui refuse toujours le titre de cofondatrice de la métropole.
  3. Marie Morin (1649-1730)
    Première écrivaine née en Nouvelle-France, elle rédige, en 1697, Les annales de l’Hôtel-Dieu de Montréal. Son récit constitue l’une des sources les plus précieuses sur la vie quotidienne au 17e siècle.
  4. Agathe de Saint-Père (1657-1748)
    Dans sa manufacture de tissus, la première au Canada, Madame de Repentigny fabrique des toiles pour remplacer le lin et la laine, raréfiés par la crise. Elle commercialise aussi le sirop d’érable.
  5. Isabelle Couc-Montour (1667-1752)
    Parlant l’algonquin, le huron et l’iroquois, cette fille d’un coureur des bois et d’une Algonquine se fait interprète dans l’Ouest américain. Bourreau des cœurs, elle collectionne amants et maris.
  6. Louise de Ramezay (1705-1775)
    À la mort du gouverneur de Montréal Claude de Ramezay, sa fille chausse ses bottes. Elle dirige la scierie familiale, qui fournit du bois aux chantiers maritimes de Québec.
  7. Marie-Marguerite Duplessis (1718 – ?)
    La première esclave à s’adresser aux tribunaux pour réclamer sa liberté se heurte à un mur. Accusée de libertinage par son maître, elle est déportée aux Antilles.
  8. Rosalie Cadron-Jetté (1794-1864)
    Au 19e siècle, les mères célibataires sont ravalées au rang de putains et celles qui les aident se rendent complices du vice. Défiant la société puritaine, cette sage-femme fonde une maternité, connue sous le nom de La Miséricorde.
  9. Suzannah Davis (1796 – ?)
    En 1812, cette servante de 16 ans porte plainte pour viol. Au procès, le jury la juge « trop affectueuse » et acquitte son agresseur. Deux cents ans après, à peine 10 % des femmes violées osent l’imiter.
  10. Émilie Tavernier-Gamelin (1800-1851)
    Après avoir porté secours aux Patriotes arrêtés durant la rébellion, cette veuve fortunée ouvre à Montréal le premier refuge réservé aux femmes âgées et démunies.
  11. Hortense Globensky (1804-1873)
    Elle harangue la foule au nom du parti tory et repousse les 50 Patriotes venus saccager sa maison. Après la bataille de Saint-Eustache, nullement revancharde, elle obtient des autorités la libération de ses concitoyens patriotes emprisonnés.
  12. Dorimène Desjardins (1858-1932)
    La femme derrière les caisses pop, c’est elle. Pendant que son mari, Alphonse Desjardins, travaille comme traducteur à Ottawa, elle reçoit les dépôts dans sa cuisine et consent les prêts de la première caisse, fondée à Lévis en 1900.
  13. Henriette Dessaules (1860-1954)
    À Saint-Hyacinthe, les Mascoutains se battent en vain pour sauver la maison natale de la première femme journaliste du Québec, qui, dès 1910, signe des lettres dans Le Devoir sous le pseudonyme de Fadette.
  14. Joséphine Marchand-Dandurand (1861-1925)
    En 1893, elle fonde Le Coin du feu, premier magazine féminin, dans le but avoué d’éduquer les femmes. « Comme monsieur son mari, qui a son club, sa pipe, ses gazettes, madame aura aussi, et ce ne sera que justice, son journal à elle », écrit-elle.
  15. Carrie Derick (1862-1941)
    Après un parcours semé d’embûches, elle devient, en 1912, la première femme à enseigner à l’Université McGill. Généticienne, elle voit ses travaux sur l’hérédité lui assurer une notoriété internationale.
  16. Maude Abbott (1869-1940)
    Refusée par l’Université McGill, elle obtient son diplôme de médecin à l’Université Bishop’s, mais ne sera jamais autorisée à pratiquer. Et pourtant, ses recherches sur les maladies cardio­vasculaires congénitales l’ont rendue célèbre dans le monde.
  17. Éva Circé-Côté (1871-1949)
    Ses contemporains ignorent que le libre-penseur qui, dans les journaux, dénonce la corruption municipale, prêche la tolérance envers la prostitution et réclame l’équité salariale est une femme.
  18. Émilie Fortin-Tremblay (1872-1949)
    Partie vers le Klondike comme chercheuse d’or, cette native du Lac-Saint-Jean installe ses pénates au Yukon, où elle est à la fois commerçante, infirmière et sage-femme. À Whitehorse, la première école francophone du Grand Nord porte son nom.
  19. Idola Saint-Jean (1880-1945)
    En 1930, cette féministe ose présenter sa candidature aux élections fédérales. Battue, elle poursuivra néanmoins sa lutte jusqu’à ce que les Québécoises obtiennent le droit de vote, en 1940.
  20. Pauline Donalda (1882-1970)
    Cantatrice d’origine juive, elle chante à Paris, Londres et Moscou avec les grandes voix d’opéra de l’époque, dont Caruso. Rentrée au pays, elle fonde, en 1941, l’Opera Guild, qui met Montréal sur la scène du monde de l’opéra.
  21. Ida Steinberg (1885-1942)
    À 26 ans, cette mère chef de famille d’origine hongroise ouvre sur la « Main », à Montréal, la première épicerie Steinberg. Son fils Sam transformera l’entreprise en un empire de 115 supermarchés.
  22. Angélina Berthiaume-Du Tremblay (1886-1976)
    Phénomène rare, une femme dirige le quotidien La Presse durant les années 1950, avant de démissionner avec fracas pour fonder Le Nouveau Journal, avec le journaliste Jean-Louis Gagnon.
  23. Juliette Béliveau (1889-1975)
    Les anciens se souviendront d’une minuscule actrice qui pétait le feu dans les vaudevilles aux côtés d’Olivier Guimond. On sait moins qu’elle inspira à Gratien Gélinas son Ti-Coq.
  24. Germaine Guèvremont (1893-1968)
    Le métier d’écrivain, elle l’apprend de son cousin Claude-Henri Grignon. Mais c’est le poète Alfred Desrochers qui lui sert de mentor au moment d’écrire Le Survenant. Reçu froidement lors de sa publication, ce roman connaît un succès monstre dans sa version télévisée.
  25. Imelda Dallaire (1902-1989)
    Une bâtisseuse, cette sœur augustine qui, en plus de diriger l’Hôtel-Dieu de Chi­coutimi, a fondé l’Hôpital de Jonquière, puis celui de Dolbeau, avant d’aller en ouvrir un troisième à Tripoli, au Liban.
  26. Léa Roback (1903-2000)
    Ni l’intimidation des patrons ni les menaces du clergé n’arrêtent cette syndicaliste, qui obtient, en 1936, le premier contrat de travail des ouvrières du vêtement.
  27. Emma Gendron (1904-1952)
    Après avoir étudié le cinéma à New York dans les années 1920, elle signe les scénarios de deux des trois premiers films de fiction québécois, Madeleine de Verchères et La drogue fatale.
  28. Jehane Benoît (1904-1987)
    Bien avant les Pinard et les di Stasio, elle a initié les ménagères des années 1950 et 1960 à l’art culinaire. Son Encyclopédie de la cuisine canadienne fait autorité dans tous les foyers.
  29. Jean Despréz (1906-1965)
    Laurette Larocque-Auger écrit sous un nom masculin ses téléromans, mettant en scène des femmes en quête de liberté. Polémiste passionnée, cette « femme-dynamo » a ouvert la voie aux Janette Bertrand d’aujourd’hui.
  30. Dorothea Palmer (1908-1992)
    En 1936, cette infirmière de 28 ans est arrêtée à Ottawa pour avoir offert des condoms et une brochure sur les méthodes contraceptives à des mères de famille canadiennes-françaises. Elle sera acquittée, mais il faudra attendre 30 ans avant la légalisation de la contraception.
  31. Réjane Laberge-Colas (1923-2009)
    Première femme nommée juge à la Cour supérieure du Canada, cette pionnière préside aux destinées de la Fédération des femmes du Québec, qu’elle a fondée pour lutter contre la discrimination et les inégalités à l’égard des femmes.
  32. Ludmilla Chiriaeff (1924-1996)
    Fondatrice, en 1958, des Grands Ballets Canadiens, la ballerine d’origine allemande a formé plusieurs générations de danseurs, au grand dam de l’Église, qui jugeait le ballet… immoral.
  33. Marie-Andrée Bertrand (1925-2011)
    Ses travaux sur le traitement pénal dis­criminatoire des femmes dans le monde lui valent de figurer, en 1994, sur la liste des candidats au prix Nobel de la paix.
  34. Jeannine Guillevin Wood (1929-2009)
    Il faudra attendre jusqu’en 1997 pour qu’une femme soit nommée présidente du conseil d’administration d’une grande banque canadienne, la Laurentienne.
  35. Micheline Beauchemin (1929-2009)
    Célébrée pour ses tapisseries monumentales mariant les fibres naturelles et les fils métalliques, elle a longtemps été boudée par le milieu des beaux-arts, qui qualifiait ses œuvres de pièces d’artisanat.

Source : L’actualité

Les oeuvres littéraires de ces grandes femmes

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Conducteur d'autobus professionnel depuis 29 ans, il se passionne pour la généalogie familiale (Les familles Dagenais en Amérique) ainsi que deux (2) autres groupes Facebook qui font sa fierté : DERNIÈRE HEURE et Conducteurs-trices d'autobus du Québec.