Dossiers irrésolus : la disparition de Diane Bélanger


Dans la nuit du 7 au 8 août 1982, Diane Bélanger, âgée de 19 ans disparaissait mystérieusement. Elle n’a jamais été retrouvée à ce jour. 

 

Elle résidait temporairement chez une connaissance au 2269 rue Dorion, à Montréal. Dans l’appartement, ses effets personnels furent retrouvés pêle-mêle et la moustiquaire de la porte avait été déchiré (déchirure qui aurait été faite à partir de l’intérieur).


Les faits

Diane gardait ce soir-là l’enfant d’un jeune couple avec lequel elle habitait depuis quelques jours. À leur retour au milieu de la nuit, l’homme et la femme ont pris un goûter avec la gardienne avant d’aller au lit.

Le lendemain matin, Diane n’était plus là. Curieusement, le moustiquaire de la porte d’entrée était déchiré ; un couteau à pain avait disparu ; son sac à main et ses papiers d’identité étaient pèle-mêle sur la table de cuisine et sa robe de nuit traînait dans le bain. Aucune trace de bagarre ou de résistance était visible.

Ni les voisins, ni le couple qui l’hébergeait n’ont rien vu, rien entendu. Cette disparition demeure un mystère total. Le seul fait troublant à noter : la jeune fille affirmait avoir été suivie par un inconnu quelques instants avant d’entrer chez elle, sur la rue Dorion.

Selon la mère de Diane, Colette Bélanger est catégorique : « Diane n’avait aucune raison de s’enfuir sans laisser d’adresse ». Toujours selon cette dernière, la jeune femme avait même des projets. À la suggestion de sa mère, elle s’était inscrite au programme Katimavik et s’apprêtait à participer à un stage. Sans travail et peu scolarisée, elle espérait y trouver une nouvelle motivation.

Diane était une fille comme tant d’autres. Elle n’avait rien d’une pine-up. Au contraire, elle était plutôt effacée, timide, peu sûre d’elle. Bien qu’elle avait quitté le foyer familial depuis un certain temps, elle gardait un contact étroit avec ses parents, ainsi qu’avec ses quatre soeurs et frères.

Il n’y a rien de plus terrible que l’incertitude, affirme Mme Bélanger. « C’est comme un livre sans fin. Il ne reste que le souvenir de vingt jeunes années… »

Un enquêteur en or

Hanté par cette histoire, l’ex-policier de la section jeunesse, Jean-Claude Rochon n’avait jamais abandonné la famille Bélanger. Il a fait des pieds et des mains pour retrouver la disparue. Il est demeuré un ami et un confident.

Dès le début de l’enquête, il a interrogé au moins soixante-dix personnes, allant jusqu’à soumettre l’une d’elles au détecteur de mensonges. Il a aussi porté une attention  particulière aux amis ayant eu des démêlés avec la justice. Sans résultat cependant.

Mme Colette Bélanger et le policier Jean-Claude Rochon

« Heureusement que je l’ai eu. C’est un homme en or », ajoute Mme Bélanger. Chaque fois qu’il apprenait la découverte d’un cadavre sans identification, il se rendait à la morgue. Il avait même profité des travaux de construction pour creuser le sol de la maison de la rue Dorion, selon la mère de Diane qui avait consulté une cartomancienne pour l’occasion. Le policier Rochon avait également envoyé des communiqués partout au pays.

Certaines informations ont été vérifiées, telles qu’un certain caporal de l’Ouest qui avait remis une contravention à une Diane Bélanger, un chauffeur d’autobus qui avait rencontré la disparue dans un bar ou encore un voisin qui avait aperçu un camion sur la rue Dorion le jour de la disparition. Ces allégations s’étaient, au final avérées fausses ou non fondées.

Pour l’ex-policier, « la famille Bélanger c’est du bon monde. Pas riche mais honnête et accueillant ». En parlant de son époux Maurice, qui travaillait comme employé dans le milieu hospitalier, Colette Bélanger se confie à la journaliste de La Presse, maintenant à la retraite : « Lui il est sûr de ne plus revoir sa fille Diane. »


Notre chroniqueur et journaliste spécialisé dans les afffaires non résolues, Stéphan Parent a relaté sur les ondes de CJMD Lévis 96,9 la disparition mystérieuse de Diane Bélanger. La soeur de la jeune femme, Sylvie Bélanger a également donné une entrevue à l’animateur Stéphane Tremblay à son émission hebdomadaire du vendredi, L’envers de la médaille.

Selon une source bien au fait du dossier, un journaliste à l’emploi du Journal de Montréal serait sur le point de publier une mise à jour du dossier, en collaboration avec le policier responsable de l’enquête. Le texte intégral devrait paraître sous peu.
Sylvie Bélanger, soeur de Diane
Source : Martha Gagnon, La Presse (1982)

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Conducteur d'autobus professionnel depuis 29 ans, il se passionne pour la généalogie familiale (Les familles Dagenais en Amérique) ainsi que deux (2) autres groupes Facebook qui font sa fierté : DERNIÈRE HEURE et Conducteurs-trices d'autobus du Québec.